«L’homme doit rester au centre»

Simon Eberhard /

Bonne nouvelle de la vision du monde ou horreur? Nous nous entretenons avec Olivier Steiger de la haute école de Lucerne sur les opportunités et les risques du smart home. Il s’est révélé que même l’expert est parfois sceptique.

Monsieur Steiger, quel est le Niveau d’intelligence de votre propre maison?
Elle n’est pas très intelligente. Pour le moment, il n’y a pas de raisons de parler de smart home. A la maison, j’ai actuellement installé un système audio Sonos et le système de contrôle de la lumière Hue de Philips. Sinon, ma maison n’est pas encore très en réseau.

Quelles sont vos expériences jusqu’ici?
D’une part, de tels systèmes offrent des avantages certains ou même de grands avantages. D’autre part, certains systèmes ne sont pas encore fiables et la facilité d’utilisation n’est pas encore optimale.

Comment cela se fait-il?
Cela est dû à l’origine historique de la technologie. Cela a été développé depuis longtemps, principalement par des techniciens, qui ont mis davantage l’accent sur la fonctionnalité que sur la facilité d’utilisation. Cette dernière n’a souvent pas l’«Apple level».

Et que manque-t-il pour atteindre un tel Niveau?
Les planificateurs des systèmes ou même les utilisateurs eux-mêmes devraient accorder plus d’attention à la convivialité et essayer d’identifier les problèmes éventuels, ceci dès le début. Un exemple, c’est la tablette en tant que contrôleur central. C’est confortable et élégant. Il va sans dire qu’il faut encore des options de contrôle comme les interrupteurs de lumière ou les thermostats, pour qu’ils fonctionnent toujours même lorsque la batterie de la tablette est vide. C’est en fin de compte une tâche de planification: penser dès le début à ce qui doit être disponible afin que le client puisse utiliser le système sans frustration, même si la partie plus complexe échoue. Cette étape est trop peu développée aujourd’hui.

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