Bâtir et renforcer les ponts

Simon Eberhard /

Les pompes à chaleur sont un élément clé dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique 2050. Et pourtant le choix s’embourbe souvent dans les conditions cadres. Voici un entretien avec Beat Vonlanthen, membre PDC au Conseil des Etats et nouveau président du groupement professionnel suisse pour les pompes à chaleur.

Monsieur Vonlanthen, avez-vous installé une PAC chez vous?
Je m’intéresse à la technologie des pompes à chaleur depuis un certain temps. Je suis fasciné par la façon dont une petite quantité d’énergie peut être utilisée pour obtenir un grand effet, à savoir une maison chaude ou de l’eau chaude. En ce moment, je ne suis pas encore le fier propriétaire d’une pompe à chaleur. Mais je travaille sur l’amélioration de mon système et je commence à rénover ma piscine. J’y installerai une pompe à chaleur au printemps prochain. Cela me permet d’acquérir de l’expérience et de planifier d’autres mesures en temps utile.

Depuis le printemps dernier, vous êtes le nouveau président du groupement professionnel suisse pour les pompes à chaleur (GSP). Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre ce poste?
Lorsque mon prédécesseur et confrère Peter Bieri, membre du même parti, a décidé de ne pas se représenter au Conseil des Etats, il a également cherché un successeur pour son poste de président du GSP. Dans ce contexte, il m’a demandé si j’étais disposé à lui succéder à la présidence du GSP. Et bien sûr j’étais heureux d’accepter cette offre. En tant que membre du Conseil d’Etat de Fribourg, j’ai également été ministre de l’Energie et, pendant cinq ans, président de l’EnDK (conférence des directeurs cantonaux de l’énergie). La pompe à chaleur est un élément clé dans la transformation du marché du chauffage et lors de la votation sur la stratégie énergétique 2050, je me suis engagé à accepter cette cause, avec conviction, ceci pendant des mois.

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