Le bois – l’énergie qui se renouvelle

Une bonne combustion pour minimiser les polluants

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Les journées raccourcissent et se refroidissent de nouveau. Les tristes heures automnales et hivernales sont bien plus faciles à supporter auprès d’un bon feu de cheminée. Le joyeux flamboiement dans la pièce commune n’est toutefois pas totalement sans danger. En effet, une mauvaise combustion peut dégager de grandes quantités de particules fines. Un allumage correct et l’utilisation de bois à l’état naturel permettent de réduire les polluants au minimum.

On ne joue pas avec le feu!

Les particules fines sont des particules de poussière en suspension. Mesurant moins de 10 micromètres (PM10), elles se forment notamment lors des processus de combustion, d’abrasion des plaquettes de frein et des pneus, de tourbillonnement ou de traitement des sols. Dans le cas de la combustion du bois, les particules fines sont principalement composées de suie, de goudron et de particules de sel. La suie et le goudron se forment lors de la combustion incomplète du bois et sont très nocifs pour la santé. A l’inverse, les sels sont émis lors de la combustion totale du bois, mais sont bien moins dangereux. La mauvaise combustion de résidus de bois, de bois usagé ou de déchets dans les chaudières ainsi que les feux ouverts entraînent en outre la formation de métaux lourds, de dioxines et d’autres substances polluantes, particulièrement nocifs, qu’il faut absolument éviter.

A quoi faut-il faire attention?

Selon les connaissances les plus récentes, les anciens poêles, chaudières à bois et cheminées peuvent tout à fait respecter les valeurs limites d’immission. Pour ce faire, il est décisif de connaître la bonne technique d’allumage, l’utilisation correcte des divers assortiments de bois de chauffage ainsi que l’élimination conforme des restes de bois et des cendres. Il convient d’utiliser uniquement du bois à l’état naturel. La combustion de résidus de bois, de bois usagé, de déchets ou d’autres substances est non seulement contraire à la loi, mais elle endommage également la chaudière et provoque de graves émissions illicites de substances nocives, portant préjudice à la santé des hommes et des animaux. Pour une combustion progressive et propre, le bois doit brûler de haut en bas, car cela ralentit la libération de gaz et rend la combustion plus homogène et plus calme. Un bon apport en oxygène est également important. Il faut donc veiller à ne pas trop remplir le foyer et à ne pas fermer les volets d’aération trop tôt. La fumée noire est signe de trop fortes émissions. Elle peut se former très brièvement lors de l’allumage du feu, dans le cadre d’une utilisation correcte de la chaudière. Le respect de ces instructions vous permettra de profiter de l’agréable chaleur d’un bon feu en toute tranquillité.

Allumer un feu – la bonne méthode!

Faire du feu sans fumée – grâce à cette méthode d’allumage simple et très efficace, vous pourrez réduire très nettement les émissions de polluants. Le bois brûle par étapes, du haut vers le bas. A l’inverse de l’allumage par le bas, cette combustion se déroule plus lentement et de façon plus contrôlée. Les gaz qui se forment affluent à travers cette flamme chaude et brûlent quasiment en totalité.
1. Dans les grands foyers, empilez les bûches en les espaçant et en les croisant en tous sens, en plaçant les plus épaisses en bas et les plus fines en haut.
2. Sur cet échafaudage, posez, pour un démarrage peu émissif, quatre bûchettes de bois sec (de préférence du sapin), en croix et les unes sur les autres.
3. Placez une aide à l’allumage, par exemple des copeaux imbibés de cire, entre les bûchettes supérieures.
4. Une allumette suffit à présent pour allumer le feu.