JAU-NE – Journée de l’Architecture et de l’Urbanisme NEuchâtel

Le début du nouveau monde à JAU-NE

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Une architecture plus participative, agile, qui tienne réellement compte de l’usage final, voilà peut-être le futur en la matière, après les débats de la 3e édition de la Journée de l’Architecture et de l’Urbanisme NEuchâtel (JAU-NE) qui s’est tenue le vendredi 10 mai 2019 aux Patinoires du Littoral, à Neuchâtel. Près de 500 personnes ont assisté aux conférences d’architectes et d’urbanistes de renommée internationale qui échangeaient sur la thématique du «New World».

«Nos conférenciers nous ont offert des visions très diverses de l’architecture du futur et nous repartons maintenant avec de quoi imaginer un monde nouveau», explique Christophe Pont, président du comité d’organisation de la Journée de l’Architecture et de l’Urbanisme NEuchâtel (JAU-NE) à l’issue de la 3e édition qui s’est tenue vendredi devant près de 500 personnes. Comment invente-t-on aujourd’hui l’habitat du futur? Constitué non seulement d’architectes mais aussi de spécialistes du bâtiment les plus divers, l’assistance a été parfois bousculée, souvent étonnée par les présentations des intervenants.
Comme celle du Burkinabé Francis Kéré, Prix d’architecture Aga Khan en 2004, dont les réalisations allient subtilement les matériaux et procédés les plus traditionnels aux technologies les plus novatrices. Ou encore la vision partagée par le New-Yorkais Marc Kushner, pour qui les médias sociaux, et notamment Instagram, sont les nouveaux territoires où s’exprime l’architecture de demain, en se développant directement sous le regard et avec l’avis des futurs utilisateurs.
Retrouver le lien avec l’usager final, c’est ce qu’explore directement dans les cités la professeure Béatrice Mariolle. Docteur en architecture, urbaniste, chercheure et professeure à l’Ecole nationale d’architecture et de paysage de Lille, elle étudie des projets urbanistiques dans les quartiers en compagnie des habitants. Justement, l’architecture de demain devra être plus participative et moins corporatiste, «car aujourd’hui, la décadence de notre discipline, c’est le trop de spécialisation», affirme quant à lui Eduardo Souto de Moura, Prix Pritzker en 2011.

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