Escalade dans un puit

Ben Kron /

Dans un immeuble commercial de Bâle, il a fallu rénover le système de ventilation. Puisque l’isolation de la gaine montante contenait de l’amiante, les experts en pollution étaient sur les rangs. Et comme la largeur de la gaine n’excédait pas un demi-mètre de large, les grimpeurs de l’industrie de la construction sont, eux aussi, entrés en action.

Jusque dans les années 1980, l’amiante a été le numéro un pour le revêtement ignifuge isolant intérieur des systèmes de ventilation. En Suisse, la Suva prétend qu’il faut compter avec de l’amiante dans tous les bâtiments qui ont été construits avant 1990. Cela est également vrai pour l’immeuble de la banlieue bâloise où la ventilation doit être assainie. La quantité d’air frais ne suffit plus dans les bureaux. La cause de ce manque de bon air a été trouvée lors d’une inspection des canaux de ventilation par les ouvertures de visites: certaines plaques du revêtement mural (isolation) étaient détachées et décalées, ce qui affecte très fortement le flux d’air entrant. Les dommages auraient pu être résolus très rapidement. Cependant, les employés d’une entreprise de construction, louant lesdits bureaux et ayant déjà été confrontés avec la dépollution, ont émis le soupçon que des matériaux de construction cancérogènes pourraient se cacher dans ces canaux.


De l’amiante dans les panneaux de construction
L’entreprise Schadegg AG, spécialisée dans l’assainissement et la dépollution, a été engagée pour faire les contrôles nécessaires. Le CEO Thomas Schadegg: «Le bâtiment a été construit à l’époque où des polluants connus pouvaient être utilisés, nos experts ont immédiatement pris des échantillons des plaques et couches affectées.» L’analyse par un laboratoire indépendant a rapidement montré que les plaques contenaient de l’amiante et, en plus, la colle avec laquelle elles avaient été fixées contenait du biphényle polychroïlite (PCB). Ainsi, la petite réparation devenait une tâche compliquée pour la réhabilitation et la gestion de polluants très dangereux. «Au début, les résultats ont surpris, généralement la dépollution a lieu dans les grandes zones de bâtiments industriels et de bureaux, très peu dans des espaces de travail accessibles.» A titre de mesure immédiate, la ventilation a été interrompue. En outre, des mesures de taux de pollution ont immédiatement été lancées dans les bureaux, ceci pour s’assurer qu’il n’y a pas de menace pour la santé des utilisateurs. Il n’y avait pas de charges en pollution. Puis le refroidissement, la ventilation et l’humidification ont été produits par plusieurs dizaines d’appareils mobiles qui ont été installés dans tout le bâtiment.

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