Améliorer la qualité de façon préventive

Paolo D’Avino /

Les diverses sortes d’eau que nous buvons vont de l’eau souterraine à l’eau de source ou du lac, en Passant par les stations d’épuration, jusqu’au captage à l’intérieur de nos quatre murs. Les recherches montrent que le risque de contamination dans les tuyaux se cache aussi à l’intérieur des bâtiments. Il faut mettre l’accent aussi sur la prévention.

Que l’eau sale puisse rendre malade, on le sait depuis longtemps. En Suisse, la protection de la santé est beaucoup décrite et avec des lettres majuscules, mais grâce à l’interaction entre le traitement de l’eau et la réglementation en matière d’hygiène, les maladies causées par la pollution de l’eau potable sont l’exception dans notre pays. Cela a également été démontré dans une étude «Matériaux en contact avec l’eau potable» initiée par la Haute école de Lucerne – Technologie Architecture (HSLU) et l’Institut de recherche sur l’eau Eawag. Et pourtant, pour maintenir la qualité de l’eau potable, les challenges changent et évoluent.


L’eau veut couler
«Les trajets de l’eau potable – de la station d’épuration au robinet – ont changé et sont devenus plus complexes au cours des vingt dernières années», explique Stefan Kötzsch de la HSLU. C’est lui qui a dirigé l’étude pendant trois ans. Il nous présente ce travail: «Le projet d’étude a défini quatre domaines de responsabilité dans le but d’en déduire le niveau de connaissances et les stratégies de prévention appropriées pour l’hygiène de l’eau: ce sont la construction densifiée, l’utilisation accrue des matières synthétiques dans les réseaux de conduites, la volonté d’économiser de l’eau et de l’énergie ainsi que le changement de comportement des usagers. Cela fait que les conduites et canalisations d’eau potable ont de nouvelles contraintes.» Et celles-ci peuvent avoir une influence sur la qualité de l’eau potable. Entre autres choses, les chercheurs ont étudié l’ampleur du danger, avec des agents pathogènes qui peuvent se nicher dans les installations, à l’intérieur des bâtiments. Dans un bâtiment très fréquenté, il n’y a pas à s’inquiéter de savoir si le système fonctionne de manière optimale, explique S. Kötzsch. La situation est différente dans les bâtiments dont l’occupation fluctue. Dans une caserne militaire ou dans un hôtel avec d’innombrables points de soutirages, par exemple, il peut arriver que pour atteindre le débit d’eau, il faille une aide manuelle, donc plus d’usagers. «L’eau veut couler.» Si elle est stagnante, le risque de contamination augmente. «C’est beaucoup d’efforts pour une entreprise hôtelière.» Par exemple, le remplacement régulier de l’eau froide pourrait être assuré par une meilleure planification et l’intégration d’un jet d’eau automatique. De plus, l’eau chaude devrait beaucoup circuler dans les grands bâtiments. La température de l’eau chaude à la sortie du réservoir de stockage doit être d’au moins 60 degrés et dans le circuit de retour d’au moins 55 degrés.

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